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Le voyage au Burkina

Index de l'article

Arrivée

Imaginez, -3° à notre départ, de la neige à Paris, puis à notre arrivée sur Ouagadougou à 20h, 35° ! Avant de venir Élisabeth nous avait parlé du rythme Africain, aussi pensions nous prendre le temps pour chaque chose ! Mais depuis notre arrivée nous avons démarré sur les chapeaux de roues avec un programme intense mais très riche en rencontre et en émotions !

 

Samedi 19 : La station de la mission Française

Le premier jour, nous avons assisté à un mariage puis dans l’après midi Marie Claire Traoré, directrice de la station de la mission française nous a fait visiter le centre. Notre surprise puis notre émerveillement a été grand quand nous avons découvert qu’il y avait un collège comprenant environ 2000 élèves, tous recevant le meilleur enseignement d’Ouaga (l’école est très réputée dans la capitale) !

Puis nous avons visité le dispensaire dont notre amie à principalement la charge. Le lieu fait plutôt penser à un petit quartier résidentiel. En effet, beaucoup de soin est apporté à l’environnement, il ya beaucoup de verdure et de fleurs pour que les visiteurs bien que souffrants s’y sentent bien.

 

Elle nous a fait part aussi des difficultés rencontrées pour obtenir des médicaments.

Nous avons aussi visité l’hôpital qui a beaucoup souffert des inondations de septembre 2009. Par exemple le scanner a été très endommagé mais a pu être réparé mais une des tables de radiologie ne fonctionne plus.

 

Dimanche 20 : Découverte de Wapassi

Dimanche, nous avons assisté au culte sur la mission. Nous avons chanté quelques chants mais avons dû partir avant la fin car nous étions attendus sur Wapassi, l’église que Salomon Sawadogo vient d’ouvrir.

L’église n’existe que depuis 1 an et demi et cependant, nous avons eu la joie d’entendre chanter une chorale de femmes, une d’ados, et une d’enfants ; cette dernière conduite par Grace (10 ans) la fille de Salomon.

Là aussi nous avons apporté quelques chants et Mario a apporté la Parole de Dieu. Nous nous sommes réjouis de voir le puits en fonctionnement (rappelez vous ce que nous avait expliqué Salomon à ce sujet et comment grâce à celui-ci les terrains pour l’église, le dispensaire et l’école leur avait été donné par la municipalité).

Nous avons donc pu faire connaissance avec une partie des habitants du quartier de Wapassi.


 

École biblique de Koubri

Nous avons eu le privilège d'assister à la fête de Noël des enfants. Nous avons été accueillis sur un chant des enfants ; ils étaient bien une centaine chantant de tout leur cœur connaissant le chant par cœur, personne pour les conduire !

 C’était magnifique ! Après, ont suivi les chants de plusieurs chorales : celle des femmes, celle des hommes, celle mixte, celle des enfants, puis un balais de femmes avec des chants mimés par des danses, entrecoupés par le récit de la naissance de Jésus.

Sarah et Élisabeth sont restées sur place car le lendemain, elles devaient assister le docteur Samuel sur le dispensaire de l’école.

Le lendemain (lundi 21) nous sommes retournés à Koubri où nous devions laisser des colis.

 

 

 

 

Salomon nous a fait visiter le village. Environ 200 familles vivent sur le centre, chacune ayant sa petite maison et son lopin de terre à cultiver.

Des infrastructures ont été créées pour la communauté, comme l’endroit pour transformer le mil en farine sur des pierres, l’endroit pour cuire les aliments, bien que chacun ait organisé sa propre cuisine devant la maison.

 

Puis ça a été le départ pour Po, dans le sud du pays à la frontière du Ghana pour rejoindre la réserve de Nazinga.


 

Aventure à Nazinga (Mardi 22)

Là encore des surprises nous attendaient ! Salomon plein d’attentions pour nous, nous avait fait préparer un repas par les filles du Pasteur Joseph de Po !

Nous avons été logés dans une villa comprenant multiples chambres et certains ont dormi sur des nattes !

Lever à 4h du matin pour prendre la piste nous menant à Nazinga ! Là, nous étions bien plongés dans l’Afrique ! Nous avons croisé de multiples fermes avec des murs d’enceintes en briques de terre et de paille recouverts d’un enduit de boue ; ces murs joignent de petites pièces rondes avec la toiture en paille comme un chapeau pointu. Dans le centre, le feu de bois et aussi des greniers comme des très grands paniers de paille surélevés avec le même toit que les maisons en plus petit. Il faisait encore nuit et nous distinguions à peine ces habitations, seul le feu de bois nous indiquait leur existence ; nous les avons découvertes à notre retour.

Nous nous attendions dès l’entrée dans le parc à voir multitudes d’espèces d’animaux, mais il était déjà un peu tard et la chaleur était déjà là. Et puis nous avions oublié d’envoyer une lettre pour les prévenir de notre arrivée ! Cependant nous étions à l’affut ! Ce n’est pas comme un zoo ou une réserve comme on a chez nous. Les animaux ont à leur disposition un immense espace où ils circulent, se nourrissent de façon autonome.

Et puis un cri ! Un phacochère ! Non deux ! Stop ! Recule un peu s’il te plait ! et là, les touristes que nous sommes de les photographier tant qu’on pouvait ! Suivant les voitures où on était, nous n’avons pas vu les mêmes choses, mais on a pu voir toute une famille de chimpanzés sautant dans un arbre dont on voyait ployer les branches sous leur poids, 2 gros oiseaux d’une espèce qui ne vole pas, des gazelles. Arrivés au Ranch de la réserve, nous avons eu la chance d’observer 3 éléphants venus prendre leur bain matinal. Nous pension être arrivés trop tard mais en fait ils nous ont attendu !

Le tableau de ces gros animaux rentrant dans l’eau sans se presser, pas un bruit autour si ce n’est celui des oiseaux (nous nous étions tu pour ne pas les effaroucher) avait quelque chose de vraiment apaisant, paisible.

Un feu de broussaille est venu perturber notre visite. Ce qui est terrible, c’est que ce sont les guides qui l’ont provoqué pour rabattre les animaux et permettre aux touristes de pouvoir les voir et déjà, un zébu avait été retrouvé carbonisé ! Quel scandale !

Au retour, nous nous sommes arrêtés pour manger à Po chez le Pasteur Joseph, puis sommes rentrés à Ouagadougou.


Jeudi 24 : Village de Wapassi

Ce matin, nous sommes allés visiter le travail accompli à Wapassi. Comme vous vous souvenez, c’est grâce au forage du puits que Salomon a pu acquérir ce terrain. Il n’était pas question de construire un puits sur un terrain qui ne leur appartenait pas, aussi le maire avait rassemblé les anciens et propriétaires des terres, et un premier a commencé en disant qu’il donnait le terrain pour le puits. Puis le maire explique que Salomon avait le projet de construire un collège pour le quartier, et un autre a dit : « ça nous intéresse ça ! Je donne ce terrain ! Puis le maire à parlé du projet de construire un dispensaire avec une maternité pour Wapassi, alors un autre a dit : ça c’est bon pour nous ça ! Je donne ce terrain ! (Ci dessous le terrain pour le futur dispensaire)

C’est ainsi que maintenant nous avons pu visiter le collège de 3 classes qui devraient contenir chacune bien 80 élèves ! Les travaux ont été interrompus faute de moyens, mais les murs et le toit sont construits, les gaines électriques sont en train d’être mises bien qu’il n’y ait pas encore l’électricité ! Par la suite Salomon voudrait faire un autre bâtiment qui fait face à celui-ci pour créer d’autres classes.

Ils vont bientôt mettre en fonctionnement un moulin à grain pour le village.

Ce qui est extraordinaire c’est de voir qu’au début, l’église a été implantée sur un terrain vide, loin des habitations, mais très vite, des gens sont venus construire à côté !

En fait, les gens peuvent s’approprier un terrain qui généralement appartient à l’état, ils construisent dessus et quand l’état vient recenser la population alors il constate les habitations et il les notes comme appartenant aux occupants et ensuite il borne le terrain. Par contre, pour des constructions comme une église, une école ou autre, comme Salomon veut construire, il faut qu’il y ait une entente avec les autochtones pour dire qu’ils sont d’accord pour céder leur terrain et cela se fait par un échange de papiers officiels avec lesquels on va justifier à l’état la prise du terrain … J’espère que j’ai bien expliqué !

 

Les sinistrés de septembre

Ensuite, Salomon nous a conduits au centre d’urgence qui a été mis en place pour les sinistrés du 1er septembre. En effet, nous l’avions appris au journal télévisé, en septembre 2009, de grosses inondations avaient frappé la capitale. C’était la saison des pluies et il a tellement plu que l’eau du barrage de Tanga a débordé, inondant une grande partie de la ville. Les habitations, construites en briques de boue mêlé de paille n’ont pas résisté et se sont effondrées laissant une population très importante dans le dénuement le plus total !

Cette population a été recueillie sur un immense terrain municipal aménagé en campement sommaire avec des grands marabouts. Une trentaine de personnes soit plusieurs familles vivent sous ces tentes. Certaines tentes sont plus petites, mais la précarité est grande !

Un ancien nous a interpelé pour nous dire de ne pas croire les responsables qui disent que le gouvernement les nourris ! Hier, ils n’avaient reçu qu’un sac de 50kg de riz qu’ils avaient du se partager. Je crois que le gardien a parlé de 1000 personnes vivant encore là

Certains ont pu être hébergés par de la famille, d’autres ont pu reconstruire quelque chose dans un autre endroit de la ville, mais tous ceux qui étaient là, n’avaient pas trouvé encore de solution.

Naïvement j’ai demandé si les gens qui avaient pu reconstruire l’avaient fait grâce à leur assurance, mais on m’a répondu : « quelle assurance, on ne connait pas ça ici ! »… Tu as de l’argent, tu reconstruis, tu n’en pas, tu ne fais pas …

Ce soir nous nous apprêtons à vivre la veillée de Noël sur Wapassi. Par expérience maintenant nous savons que des surprises et de l’émerveillement nous attend encore !

J’espère par ces quelques lignes ont pu vous plonger quelque peu dans cette atmosphère africaine dans laquelle nous évoluons qui est si pleine de surprise et d’émerveillement ! Nous pensons tous beaucoup à vous et nous excusons encore de n’avoir pas pu vous donner des nouvelles avant, mais comme vous avez pu le constater à travers ce récit, nous ne chômons pas !

Le tri des colis pour les différents quartiers dont s'occupe Salomon

Avec Salomon, responsable de l'association d'entraide, nous avons ciblé l'aide sur trois endroits : le futur collège de Wapassi où ont été dirigées les fournitures scolaires, les habitants de Wapassi, et ceux de Koubri où les vêtements ont été partagés, la pouponnière de Kaya où nous avons pu emmener quelques jouets et des layettes.