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Le voyage au Burkina - Fin du voyage

Index de l'article

Jeudi 24 : Village de Wapassi

Ce matin, nous sommes allés visiter le travail accompli à Wapassi. Comme vous vous souvenez, c’est grâce au forage du puits que Salomon a pu acquérir ce terrain. Il n’était pas question de construire un puits sur un terrain qui ne leur appartenait pas, aussi le maire avait rassemblé les anciens et propriétaires des terres, et un premier a commencé en disant qu’il donnait le terrain pour le puits. Puis le maire explique que Salomon avait le projet de construire un collège pour le quartier, et un autre a dit : « ça nous intéresse ça ! Je donne ce terrain ! Puis le maire à parlé du projet de construire un dispensaire avec une maternité pour Wapassi, alors un autre a dit : ça c’est bon pour nous ça ! Je donne ce terrain ! (Ci dessous le terrain pour le futur dispensaire)

C’est ainsi que maintenant nous avons pu visiter le collège de 3 classes qui devraient contenir chacune bien 80 élèves ! Les travaux ont été interrompus faute de moyens, mais les murs et le toit sont construits, les gaines électriques sont en train d’être mises bien qu’il n’y ait pas encore l’électricité ! Par la suite Salomon voudrait faire un autre bâtiment qui fait face à celui-ci pour créer d’autres classes.

Ils vont bientôt mettre en fonctionnement un moulin à grain pour le village.

Ce qui est extraordinaire c’est de voir qu’au début, l’église a été implantée sur un terrain vide, loin des habitations, mais très vite, des gens sont venus construire à côté !

En fait, les gens peuvent s’approprier un terrain qui généralement appartient à l’état, ils construisent dessus et quand l’état vient recenser la population alors il constate les habitations et il les notes comme appartenant aux occupants et ensuite il borne le terrain. Par contre, pour des constructions comme une église, une école ou autre, comme Salomon veut construire, il faut qu’il y ait une entente avec les autochtones pour dire qu’ils sont d’accord pour céder leur terrain et cela se fait par un échange de papiers officiels avec lesquels on va justifier à l’état la prise du terrain … J’espère que j’ai bien expliqué !

 

Les sinistrés de septembre

Ensuite, Salomon nous a conduits au centre d’urgence qui a été mis en place pour les sinistrés du 1er septembre. En effet, nous l’avions appris au journal télévisé, en septembre 2009, de grosses inondations avaient frappé la capitale. C’était la saison des pluies et il a tellement plu que l’eau du barrage de Tanga a débordé, inondant une grande partie de la ville. Les habitations, construites en briques de boue mêlé de paille n’ont pas résisté et se sont effondrées laissant une population très importante dans le dénuement le plus total !

Cette population a été recueillie sur un immense terrain municipal aménagé en campement sommaire avec des grands marabouts. Une trentaine de personnes soit plusieurs familles vivent sous ces tentes. Certaines tentes sont plus petites, mais la précarité est grande !

Un ancien nous a interpelé pour nous dire de ne pas croire les responsables qui disent que le gouvernement les nourris ! Hier, ils n’avaient reçu qu’un sac de 50kg de riz qu’ils avaient du se partager. Je crois que le gardien a parlé de 1000 personnes vivant encore là

Certains ont pu être hébergés par de la famille, d’autres ont pu reconstruire quelque chose dans un autre endroit de la ville, mais tous ceux qui étaient là, n’avaient pas trouvé encore de solution.

Naïvement j’ai demandé si les gens qui avaient pu reconstruire l’avaient fait grâce à leur assurance, mais on m’a répondu : « quelle assurance, on ne connait pas ça ici ! »… Tu as de l’argent, tu reconstruis, tu n’en pas, tu ne fais pas …

Ce soir nous nous apprêtons à vivre la veillée de Noël sur Wapassi. Par expérience maintenant nous savons que des surprises et de l’émerveillement nous attend encore !

J’espère par ces quelques lignes ont pu vous plonger quelque peu dans cette atmosphère africaine dans laquelle nous évoluons qui est si pleine de surprise et d’émerveillement ! Nous pensons tous beaucoup à vous et nous excusons encore de n’avoir pas pu vous donner des nouvelles avant, mais comme vous avez pu le constater à travers ce récit, nous ne chômons pas !

Le tri des colis pour les différents quartiers dont s'occupe Salomon

Avec Salomon, responsable de l'association d'entraide, nous avons ciblé l'aide sur trois endroits : le futur collège de Wapassi où ont été dirigées les fournitures scolaires, les habitants de Wapassi, et ceux de Koubri où les vêtements ont été partagés, la pouponnière de Kaya où nous avons pu emmener quelques jouets et des layettes.